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Egungun, Société de masques, Aire culturelle Adja tado, Yoruba-Nago

CLASSIFICATIONS
Patrimoine Immatériel
N/A
Rites et Pratiques Sociales
Architecture mixte
STATUT INSCRIPTION
Pas d'informations sur l'inscription sur liste indicative nationale.
Non inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Non défini.
DESCRIPTION

Egun-gun, Kouvito, Cluto, Cututo.

Danse Egungun
Adja-Tado,Yoruba-Nago
Atlantique-Littoral,Oueme-Plateau,Zou-Collines
Sud du Bénin.
Yoruba, Nago, Fon, Maxi
yoruba

 

Egun-gun, kluto ou kouvito chez les fons représente les ancêtres revenus au pays des vivants pour une prescription ou une bénédiction. C'est un Tohio (ancêtre divinisé d'une collectivité). Il est très important et sa sortie est précédée de grands rituels. Il traverse le pont entre les morts et les vivants pour éradiquer et dénoncer le mauvais comportement des humains du clan auquel il appartient.

Le Egun-gun est un culte d'origine yoruba, il représente la communion entre les vivants et les ancêtres. Il s'est retrouvé dans l'aire Adja- Tado suite à des victoires militaires ou à des alliances avec des groupes voisins selon la dynamique du cumul des puissances et d'appropriation des forces religieuses d'autrui. Il est souvent lié à une divinité. C'est la divinité par excellence du culte. Elle est puissante et très vénérée.

Le masque egun-gun est dédié aux défunts. Il est réservé aux hommes, assisté par une femme âgée aux pouvoirs extraordinaires. Elle est l'incarnation de Oya-Igbalé, l'épouse de Shango qui est un ancien roi d'Oyo divinisé. Elle symbolise le lien entre les dieux et les ancêtres. Son fils "égun" né après huit enfants mort-nés donne son nom au culte qui sert de moyen de communication entre les morts et les vivants.

La fonction du culte est avant tout de résoudre les problèmes de la communauté et de divertir, mais la premiere fonction prime sur la seconde du fait de son caractère sacré. Cette dimension le distingue des masques profanes, car les egun-egun sont frappés de nombreux interdits qui entrainent des sanctions sévères. C'est ce qui explique que le egun-gun soit une société secrète dont la loi du silence est la base. Le couvent des éguns-gun est interdit à toute personne non-initiée sous peine de mort. La mort intervient également lorsque, pendant une surchauffe de l'ambiance alors que les égun-gun poursuivent les spectateurs, ces vêtements touchent ces derniers.les Egun-gun étant d'un autre monde, leurs costumes ne sauraient toucher un simple mortel sans lui causer du tort.

La sortie du masque est périodique, pour célébrer et invoquer les morts. Les egun-gun sortent plutôt durant les saisons sèches avant les vagues de chaleur qui annoncent la pluie ; durant une fête qui s'appelle le Odun Egun. Cependant, les collectivités peuvent décider de la sortie du masque lors de diverses cérémonies claniques, partant de la naissance jusqu'à la mort. Ces cérémonies sont conditionnées par des préparatifs religieux mais aussi par des précautions occultes. Pour éviter que d'autres forces ennemies ne ridiculisent le clan ou ne fasse subvenir des évènements malheureux, ces préparatifs passent par la consultation du fà ou ifà. Cette consultation peut être pour toute la société concernée ou individuelle pour ceux qui doivent porter le masque. Les masques sont nombreux et sont en rapport avec leurs noms et les concepts clé du monde yoruba, ils se regroupent selon ceux qui valorisent les enfants, ceux qui valorisent l'argent, ceux valorisent des vertus et fustigent des défauts, ceux qui expriment des jugements de la vie, ceux qui sont liés à une confrérie professionnelle ou religieuse et ceux qui sont importés entre autres.

Dans ce culte les masques n'ont pas forcément un lien avec leurs tenues cependant les costumes gardent tous les critères d'esthétique communs à l'aire culturelle yoruba. Ils se doivent d'être beaux afin de communiquer une impression de vigueur et de prospérité. Même s'ils diffèrent selon les régions, ils doivent dissimuler entièrement la divinité de celui qui porte le masque et sont constitués des mêmes matériaux à savoir en majeur partie des étoffes de coton, en raphia, auquel on ajoute des matériaux comme le cuir, du bois, et du métal. A ces matériaux sont associés des végétaux et des animaux sacrifiés, des cornes de bovidés et des crâne d'animaux.

L'animal le plus présent est le singe parce selon la tradition cet animal serait le premier égun d'où la voix proche de ce dernier. Dans la suite du costume on retrouve aussi des coquillages, les accoutrements doivent être très diffèrents des humains pour inspirer crainte et augmenter la tragédie et doivent être différents en eux. La sortie des masques est précédée du travail des hommes pour le cadre que les hommes occuperont ainsi que les prières au divinités, consultations des oracles s'en suivent. Les femmes prépareront la nourriture durant toute la durée des festivités. Toutefois leur rôle ne se résume pas à la seule préparation des mets. Elles assistent au haut niveau les dignitaires. parmi elles, Iya Agan et Iyalodé sont les adjointes du Alagba.

La premiere est la prêtresse de la divinité du culte. Les femmes jouent également un rôle dans le chœur qui accompagne les masques en l'organisant et peuvent même interdire la sortie à un masque sans pour autant avoir accès au couvent ou à la forêt selon l'endroit qui sert de vestiaire aux masques. De plus, elles sont conseillères et collectent les cotisations. Elles peuvent interdire la sortie d' un masque durant la cérémonie, une préoragative ordinairement réservée aux Alagba et Oba. La veille des cérémonies, les Egun-gun prient sur la tombe des ancêtres jusqu'à ce moment sacré ou ils préviennent la maison Alapini du début des festivités. C’est à ce moment que les masque sortent sous le contrôle des" mariwo" qui sont des gardiens qui empêchent que leurs costumes ne touchent les spectateurs. Le tam-tam parlant accompagne leurs danses durant tout le spectacle. Il est associé au "gbon" qui se joue assis, suivi de panégyriques car le tam-tameur est à la fois un historien, compositeur et poète et c'est sur ces différents rythmes(Adé, abébé ,Yagba, Koto, Agbannon) que les masques divertissent le public.


 

L'origine reste plus mythique que géographique. Il serait lié à l'origine du Gèlèdè (voir rubrique "éléménts immatériels liés"), même si rien ne relie véritablement ces deux cultes masqués. Cependant, il est sans aucun doute originaire de l'aire culturelle Yoruba.

Kétou: Alagba. Cové: Baalé. Porto- novo: Allagba Baba Mariwo
"Les fabriquants de tambours, de gon et autres
-les couturiers
-les organisateurs de cérémonie
-les danseurs"
Ketou: adjoin Alagba- Iyan agan- Ayalodé; Cové: 2 balogunss- ashanju- Tan Egbéshu- Alapini. Porto-Novo: Otun Alagba- ArinOdjé- Alapini- Mandjé obabjé- Agoro- Balogun
La transmission se fait par intiiation

Pour accéder à l'élément il faut être initié. Mais pour l'observer, il n'y a pas de conditions.

VIABILITE
Non défini.
La plus grande menace reste le manque d'argent.
Certaines personnes de mauvaise foi font intrusion parmi les personnes averties de sorte à dénaturer les pratiques.
Il y a plus de couleurs dans le revêtement des divinités.
La multiplication des couvents et les sorties régulières en spectacle constituent des mesures de sauvegarde.

Pas de projets liés connus.

BIBLIOGRAPHIE
Yoruba, masques et rituels africains, 2000 ed Hazan Paris
Felix IROKO
Josette Rivalain
Les résultats disponibles sont les résultats du travail du projet "Patrimoine Bénin" (environ 500 éléments dans tout le Bénin), du projet PaCTE (environ 750 éléments dans le département de l'Ouémé) et de bénévoles (50 fiches cuisine, danses, ...). Le contenu n'est donc pas exhaustif:  Suggérez, nous rajouterons! (envoyez-nous un message, lien "Contact").

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